3 décembre 2007

Demeurée…

Classé dans : Aventures & péripéties — genialesuzanne @ 23:32

Je suis une demeurée… Ouin… charmante conclusion…

Mais, bien malheureusement, j’en arrive à cette pathétique fin… Je suis une demeurée chez moi…

Oh! joie :(

Bon… d’un point de vue éthymologique, rien de plus normal… en effet, il se trouve que je demeure chez moi… mais est-ce que j’y vis encore merde? Élaborons un peu…

- Je demeure chez moi… oui…
- Je vis en couple… oui?…
- Dans ma petite tête à moi un couple c’est Un + l’Autre qui font 3… oui 3… Un, l’Autre et le Couple…
- Ici, c’est devenu (Un + l’Autre) + ELLE = Eux et moi… la Demeurée…

ELLE, non, ce n’est pas sa maîtresse! J’suis demeurée mais pas si idiote! ELLE, c’est sa soeur… donc ma belle-soeur… Raison pour laquelle je deviens complétement demeurée [doigt d'honneur à tous ceux et celles qui pensaient que ce ne pouvait pas être pire que c'était!!].

squat_houseAlors voilà, je suis une demeurée chez moi… Je reste bien là, je réside là… mais je n’y suis plus tout à fait chez moi…

Non, ELLE fait sa place… autant qu’elle en prend! [Et c'est pas peu dire!]

J’ai toujours été assez fière que les gens se sentent bien chez moi, qu’ils aient le goût de faire une visite… mais là… merde!! J’ai poussé trop loin les accommodements raisonnables… ELLE se sent trop bien chez moi, je dirais même qu’ELLE se sent chez elle…

… Et moi… Je m’y sens comme une demeurée… Innocente d’avoir tant fait de place aux autres chez moi jusqu’à en avoir perdu la mienne…

… En plus d’être une demeurée au sens propre, je passe aussi pour une demeurée au sens figuré…

Plusieurs différences nous séparent… différence d’âge, incompatibilité de goûts, intérêts divergeants, nos opinions sont contradictoires et nos caractères amènent aussi une curieuse cacophonie dans mon bien trop petit 4 1/2…

Personnellement, je ne me donne même plus la peine de discuter de sujets que je considère comme absolument barbants… Les potins sur les uns et les autres m’emmerdent… Ses avis, je les trouve souvent comme la sommité en matière d’absurde… [comme trouver bien rigolo que sa fille (bien que majeure) rentre à 2 heures AM accompagné de son fils de 6 ans (donc le petit-fils de la belle-soeur) parce que son chum (idiot congénital) voulait finir sa caisse de 12 avant de prendre le volant... en pleine tempête... sur les belles routes si peu mouvementées entre La Malbaie et Tadoussac... Allume!!!... ta fille a agit comme une conne et en rire c'est tout aussi imbécile!! C'est pas une histoire drôle, c'est crétin!] Et la liste d’histoires débiles est encore longue..

Alors, tant qu’à n’avoir qu’envie [Oh! Qu'est-ce elle est grande cette envie!] de lui dire qu’elle n’a rien à dire et que ce qu’elle n’avait pas à dire il y a déjà longtemps qu’elle l’a dit!

Alors, je me tais! Oui! Je vous jure! Je prends mon trou et je la ferme! Oui!Oui, je devine votre air rien de moins qu’abasourdi, penaud et stupéfié (les trois adjectifs devant au minimum être additionné) parce que moi muette ça cause un choc mais c’est comme ça…
Je fais mes petites affaires… mes livres, mon ordi (pas la télé… elle, elle est vraiment squattée!), mes écouteurs sur les oreilles [Ah oui, parce qu'en terme de musique... nos univers ne se croisent pas à des années lumières près... moi Julie Daraiche et les frères Duguay j'en fais une crise d'hystérie et ma musique à moi passe pour de la torture... les écouteurs me permettent de l'entendre sans les chiâlages qu'elle provoque à tout coup]…

Lorsque je sors de ma bulle… c’est juste pour déraisonner… Cerveau zéro… Je déconne… Je lis des BD et j’aime écouter des dessins animés. J’ai un côté enfant que j’aime et entretient affectueusement, pour continuer de m’émerveiller des choses simples… Ce comportement fait que je passe pour une demeurée à ses yeux, entre autres… La vie c’est que du sérieux?

En vérité, elle doit vraiment croire que j’accuse un retard mental relativement important…Une folle tête en l’air… Demeurée… Je passe pour être la pitounne de son frère… qu’il aurait choisi pour des avantages… qui se situent plus bas que la tête…

Mais bon… Entre vous et moi, je préfère de loin passer pour une demeurée, jouer à être une demeurée qu’à me rabaisser à en être une en participant à des o$t!es de mémérages hypocrites et en déblatérant des sottises parce que j’ai rien à dire!!

Alors… dans le prochain épisode… je vous dresse l’objectif portrait de cette belle-soeur… Hummm! :P Joie… et grands défoulements!

2 décembre 2007

“Squattage”

Classé dans : Être ou ne pas être... Moi! — genialesuzanne @ 21:15

Ceux qui me connaissent le savent… mes divans s’usent vite… Ils ont tous été beaucoup occupés… Le gag de mes nombreux “squatteurs” persiste depuis des années… Et un bon “running gag” tient sur un fond de vérité… Le camping de salon a toujours été très pratiqué chez moi.. Je m’en suis souvent plainds mais sans vraiment m’en plaindre…Oui, il y a toujours eu beaucoup de monde chez moi… Et oui, j’adore ça! Rien ne me fait plus plaisir que de devoir pousser les meubles pour faire un lit pour quelqu’un de proche… J’aime qu’on rigole tous ensembles des ronflements de l’un et de l’humeur maussade de l’autre avant son premier café du matin (l’autre étant d’ailleurs généralement moi!).

Certains ont séjournés plus longtemps que d’autres… Quelques-uns avaient l’habitude et le talent d’apparaître [magie!!!] sur l’heure du souper (l’heure desdits soupers étant très relative) et de s’éclipser au moment de la vaisselle!!![Pouf!] Parfois un coin de salon était emprunté pour la nuit… D’autres sont venus pour un souper et levaient les voiles 10 jours plus tard [et ce n’est même pas une exagération]! Il a aussi été fréquent de découvrir mes visiteurs en arrivant chez moi… -”Ah ben! Il y a quelqu’un dans mon lit” dit Petite Ourse… Ou encore, de remarquer l’arrivée de visiteurs atterris en pleine nuit au petit matin…

Je vous jure… y’a des matins qui ont été rigolos! Le “Grand Slaque” qui a couché sous la table… La fois où on a tous été réveillés en pleine nuit parce que la toute dernière des 6 cordés dans le salon est tombées sur les 5 autres dans l’espoir aventurier de se rendre à la salle de toilette! Ce matin de St-Jean, chaud à étouffer, où les corps étendus sur le plancher, toujours aussi cordés les uns sur les autres, rendait la situation difficilement supportable…

Croyez moi, sincèrement, jamais je n’aurais voulu les choses différemment. Offrir le gîte et le couvert à “mes squatteux et/ou quêtteux”,  j’aime. Je n’aurais pas eu l’esprit tranquille de laisser mon frère ou ma soeur risquer de retourner chez eux avec un conducteur hors d’état de conduire… Ils savaient qu’ils pouvaient venir, et ce, n’importe quand… le double de mes clés qu’ils ont dans les poches n’est pas une décoration… Ils arrivent à plusieurs… on se tasse un point c’est tout.

Mon Cro-Magnon a toujours accepté cela, il ne l’aurait pas fait que sa place aurait fait plus d’espace pour les autres, mais l’important est qu’il a toujours accepté cela. Mon chez moi est aussi celui de ma famille proche et élargie, de mes ami(e)s et de ceux qui suivent avec tout ce petit monde! En fait, il n’est pas vraiment question de “squattage” puisque tout ce monde est bienvenus, toujours, et qu’il s’agit d’occuper des lieux occupés (mon chez moi!) et ce, avec permission… et même parfois fortes recommandations et/ou obligations!Frogs

Mais j’aime bien parler de mes squatteurs et me plaindre d’eux… comme ça ils sont tous contents de l’attention qu’il ont!

Ce texte aura des suites très bientôt… En fait il n’est là qu’en guise d’introduction pour un pétage de coche en bonne et due forme… Oh! Que oui!

13 novembre 2007

Ma nuit

Classé dans : Fleur bleue... on l'est tous un peu... — genialesuzanne @ 22:38

Dans ma nuit,
Tu es là.
Dans cette nuit où s’écoulent à contrecoeur les minutes et les secondes,
Tu es là.
Tu es, envers et contre tout, là, toi, à qui j’aspire.
Et moi, encore, qui t’invente et t’espère.
Sans arrêt, d’étranges histoires se dessinent sous mes paupières, esquissées à partir des désirs enfouis, de ce que je crois être ma vie ; et s’estompent à l’instar de ce sommeil qui m’abandonne lorsque je te trouve enfin…

Et toujours, dans ma nuit,Le_baiser__Rodin
Tu es là.
À l’instant où je ferme les yeux,
Tu es là..
Terre d’accueil inconnue où ma tête cherche à s’appuyer au creux de ton épaule.
Territoire secret que je ne découvrirai pas du bout de mes doigts.
Je n’ose.
J’ai peur de m’aventurer sur cette terre interdite, je ne veux pas m’y perdre, et surtout, davantage que tout, je ne veux pas t’y perdre…
J’ai déjà gagné bien plus que je n’ai espéré.

Et encore, dans ma nuit.
Tu es là.
Et l’âme palpable de ton absence, ton parfum que je ne sens pas, ta chaleur qui ne me réchauffe pas…

Et pourtant, une fois de plus, dans ma nuit,
Tu es là. fatalement…

11 octobre 2007

Les femmes sont des papillons!

Classé dans : Et si on y pense bien... — genialesuzanne @ 22:00

PapillonOui, je pense qu’à leur façon bien personnelle, les femmes sont des papillons… Des papillons d’une espèce bien particulière, de celle qui se permet de choisir la couleur de leurs ailes…

Durant notre cheminement de vie, nous passons par maintes transformations, connaissons différentes étapes de développement et nous arrivons en pleine mesure de nos capacités qu’après un certain temps de croissance et d’évolution… Comme les papillons…

Petites filles… Petites chenilles

Nous avons été de fragiles petites chenilles, délicates, maladroites souvent. Rigolotes et colorées mais néanmoins à la merci de l’entourage, dépendantes de ce qui nous entourait pour tout. Avides de découvrir des territoires et bien curieuses, nous partions explorer nos alentours… Cachottières… oui fréquemment! Mais ce n’était jamais bien grave… m’enfin! Sauf la fois où c’est moi qui avait été cachée, clavicule cassée, derrière le cabanon! De notre perspective, tout était grand, haut et fort! Mes cousins, vous qui êtes tous plus âgés que moi, vous vous nourrissiez de bandes dessinées sans réaliser qu’à mes yeux de petite chenille vous m’apparaissiez comme les personnages super héros de ces BD dont vous vous gaviez!

Adolescentes… Nymphes

Ouf, que de bouleversement dans notre corps et dans notre personne. L’univers entier a bien dû en être changé! Mais qui étions-nous réellement?… Tellement avides de montrer notre Différence et aussi notre Appartenance mais encore si vulnérables qu’en vérité, nous avions érigé autour de nous des barrières bien illusoires. Nous avons tissé nos cocons de soie fine tout autour de nous… Ces habits qu’on voyait comme uniques mais qui ressemblaient tant à la chrysalide de toutes celles autour de nous…  Vivant dans l’isolement malgré que notre bulle-cocon soit collée sur une multitude d’autre bulles-cocon. L’extérieur n’était en réalité qu’une chimère… ce qui se vivait c’était un exil intérieur car l’être à apprivoiser, l’inconnue, n’était nul autre que nous-même… l’exploration est devenue intrinsèque et c’est à la rencontre de nous-même que nous nous sommes aventurées durant quelques courtes années… mais qu’est-ce qu’elles sont mémorables ces années!

Jeunes adultes… on ouvre nos ailes

Enfin, semblait-il, on se connaît, les limites ont, paraît-il, été testée, les frontières repoussées… La vie n’est plus une inconnue. Nous étions désormais femmes expérimentées… Foutaises! Les ailes qu’enfin nous dévoilions enfin étaient bien fragiles… Et, bien qu’elles étaient très jolies, en dépit du fait qu’elles affichaient déjà des couleurs éclatantes… Nous étions incapable de nous en servir à leur pleine capacité. Bref, si la femme dans la vingtaine paraît femme et adulte, autonome… En réalité, elle ne se sent pas si sûre d’elle, il y a une certaine assurance quasi arrogante mais dans le vrai, la confiance, ça vient avec le temps, avec l’âge…

La trentaine… l’envolée

Arrive la trentaine, un peu par surprise puisque s’attarder au temps qui passe, on a pas juste ça à faire ! Là, la vie bouge vraiment. On a atteint certains des objectifs que l’on c’était fixé il y a déjà longtemps… D’autres ne sont pas atteints… Quelques uns ne le seront jamais et il y en a qu’on ne comprend même plus pourquoi cela nous a déjà paru un but à toucher !On parvient à une période de notre vie où nos possibilités rejoignent nos capacités et on y arrive enrichie des expériences de la vie, la nôtre et celle des autres qui nous ont transmis des parcelles de leur propre aventure… Les erreurs commises nous ont appris bien des choses… et pas toujours sans heurts…  On est plus aptes à accepter de ne pas tout contrôler malgré que cela soit bien plaisant de le croire parfois ! 

Décidément, je ne suis pas d’accord avec ceux qui croient qu’une femme de 30 ans est déjà parvenue à la pente descendante… Désolée de vous le dire si froidement… mais vous vous enfoncez le doigt dans l’œil jusqu’au coude!

Je crois qu’Oscar Wilde avait bien compris la chose lui en affirmant :
« Une femme met quarante-cinq ans pour arriver à la trentaine. »

6 octobre 2007

Et si je rêvais…

Classé dans : Fleur bleue... on l'est tous un peu... — genialesuzanne @ 18:04

dream 

J’ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité…

J’ai tant rêvé de toi, tant marché, parlé, couché avec ton fantôme, qu’il ne me reste plus peut-être, et pourtant, qu’à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l’ombre qui se promème et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie…

Robert Desnos, Corps et biens

Huummm, cela me donne le goût de rêver encore… espèrant pouvoir me dire “Et si je ne rêvais pas…” L’ennui avec les rêves, c’est que se sont des rêves…

2 octobre 2007

Biopsie de l’amitié

Classé dans : Être ou ne pas être... Moi! — genialesuzanne @ 15:16

Amis Il y a des événements que je ne m’explique pas dans la vie…
D’ailleurs, je crois que je les savoure d’autant plus que je ne les rationalise pas.
Ils sont des richesses qui se vivent plus qu’elles se racontent.

L’amitié est de ces trésors.

Mes amitiés apparaissent curieusement, un peu comme si le besoin de telles relations les créait. Comme si, une fois la place établie dans ma vie pour une connexion de cet ordre, de cette importance. Elles me sont accordées. Un cadeau offert comme un arbre laisse cueillir ses fruits mûrs.

Il y a des gens qui ont croisé ma vie l’espace d’un bref instant…
un sourire croisé…
un regard à peine échangé…
un poussée dans le dos au moment approprié…
une main qui essuie une larme sur ma joue…

Ces êtres soudainement prennent une grande importance dans ma vie.
Ces gens deviennent précieux, ma fortune personnelle.
Je les adopte dans mon cœur, portes toutes grandes ouvertes.
Pas besoin de raisons, pas d’autres intentions, pas de quêtes de bénéfices personnels.

Je les aime tout simplement.

Je suis sensible à leurs joies qui me font sourire et à leurs peines qui me font pleurer. Je leur confie mes craintes, celles qui me font trembler et mes envies, celles que je n’ose parfois pas m’avouer.

Ce ne sont pas des êtres parfaits.
Je ne le suis pas non plus…
[chut! ne le crie pas! Tiens la preuve! Je suis orgueilleuse…]
Je ne souhaite pas qu’ils vivent mes émotions à ma place.
J’y suis bien trop attaché à mes petites bestioles à moi!

Je les chéris dans leur intégrité, avec leurs défauts et leurs histoires passées.
Tout comme j’espère qu’ils vont passer l’éponge sur mes erreurs et s’émouvoir de mes crises d’humeurs.

Je ne cherche pas à vivre pour eux ou à travers eux. Je respecte leurs choix, même si parfois ils ne vont pas dans le même sens que les miens. Je souhaite seulement à me réjouir d’instants de vie avec eux…

Auprès d’eux je cultive mon héritage, les valeurs qui m’ont été transmises (eh oui! encore mon papa, il est mon guide).

Grâce à ces personnes uniques à mes yeux, grâce à mes ami(e)s, je me réalise dans une facette importante de mon individualité.

Parce que sans raison, ils ont une place dans mon cœur…
Parce que pour moi, l’amitié est un engagement sérieux… une alliance, une complicité librement partagée…
Parce que je perçois ces partages d’intimité bienveillante comme un privilège qui m’est offert, un don, comme un jardin fleuri, qu’il ne me reste plus qu’à cultiver…
C’est ce qu’en ce lieu, sur cette page, à cet instant, avec ces mots, je tente de faire… 

Accepte l’amitié qui t’est offerte comme une offrande qui t’est destinée…
en toute simplicité…   

Avec toute mon affection…

Suzanne
xXxXx

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